La fin du monde sera bien en 2012 pour certains
La fin du monde sera bien en 2012 pour certains

Les derniers résultats financiers de Nokia sont un signal fort sur la terrible année qui va continuer de se dérouler dans ce secteur de l'industrie. Près d'un milliard de dollars de pertes au cours du premier trimestre, ce qu'on peut interpréter comme un oiseau de mauvais augure sachant que les Lumia 800 et 710 étaient en vente lors de cette période. Avec le marché des pays émergeants en proie aux constructeurs chinois, Nokia ne sait plus où donner de la tête puisque le haut de gamme est clairement réservé à Apple, Samsung et HTC. Pris au piège, Nokia assume et a annoncé qu'il allait continuer les réductions d'effectifs pour faire face à cette crise, en attendant des jours meilleurs, qui n'arriveront peut-être jamais.
Dans sa chute que j'imagine intervenir d'ici quelques mois (pessimiste je sais), Nokia va entrainer Windows Phone avec lui. Seul constructeur à vraiment s'investir dans la plateforme de Microsoft, la société finlandaise porte à bout de bras un système d'exploitation aujourd'hui négligé par Samsung, HTC et LG. Ce n'est maintenant qu'une question de mois avant que Microsoft ne débranche Windows Phone de l'assistance respiratoire, comme il l'avait fait voilà quelques années pour les baladeurs Zune. Un OS mobile qui ne rapporte presque pas d'argent et dont Microsoft peut aisément se passer et concentrer tous ses effort sur Windows 8 dont l'enjeu est des plus importants. Comble d'absurdité, la société de Redmond gagne même plus d'argent avec les brevets Android qu'elle n'en gagne avec Windows Phone.
Mais que Nokia se rassure, il ne sera pas le seul géant à tomber cette année. Pour continuer dans ma semaine de pessimisme, je donne encore six mois à RIM avant qu'il n'abandonne complètement BlackBerry et se refocalise sur l'entreprise uniquement, en proposant par exemple des solutions logicielles concertant la sécurité et la gestion de flottes mobiles. Faire plus ou moins le même coup qu'IBM à l'époque. J'ai bien peur que ce soit un peu tard pour BlackBerry, à moins d'une vraie conquête des nouveaux marchés que sont le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Asie du Sud-Est. Quant au prétendu sauveur potentiel, connu sous le nom de BlackBerry 10, je crois que celui-ci ne verra jamais le jour. Une sorte de mirage auxquels certains s'efforcent de croire pour justifier leur avancée difficile dans le désert.
Combien de temps encore pour ces compagnies qui, malgré tous leurs efforts, ne parviennent pas à sortir la tête de l'eau ? Trois, six, neuf mois ? J'ai fini de croire en de meilleurs lendemains le jour où HP, pourtant dans une meilleure santé financière que RIM et Nokia réunis, a décidé d'arrêter de fabriquer des appareils WebOS. La lutte semble vaine en ce qui concerne la légendaire troisième place dans le secteur des smartphones, et j'ai peur de voir ces compagnies s'obstiner et finir par tout perdre.
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